Météo-France
Canicule : une baisse des températures par l'ouest pour le week-end
25/06/2026 Un épisode caniculaire étendu, durable et intense, est en cours sur l'Hexagone. La chaleur atteint un niveau historique. Mercredi 24 juin est devenu la journée la plus chaude jamais enregistrée en France, atteignant pour la première fois les 30 °C en moyenne sur 24 heures et devançant mardi 23 juin et ce jeudi 25 juin. Dans ces conditions de chaleur extrême, le danger Feux de forêts est parfois élevé. À partir de jeudi soir, une baisse des très fortes chaleurs s’amorce par la façade atlantique. Les conditions caniculaires se maintiennent toutefois sur une grande partie du territoire. Des orages parfois forts pourraient accompagner la baisse des températures.
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Canicule et orages : à quoi s'attendre ces prochains jours ?
Maintien des conditions caniculaires sur une grande partie du pays jusqu’au week-end
L’épisode caniculaire atteint cette semaine un plateau de sévérité avec un niveau de chaleur historique.
Mercredi 24 juin est devenu la journée la plus chaude jamais enregistrée en France, moyenne sur 24h, atteignant pour la première fois les 30 °C et devançant les 29,9 °C de mardi 23 juin et de jeudi 25 juin (valeur provisoire).
Des conditions similaires sont attendues jusqu'au week-end, avec des maximales autour de 40 à 42 °C et des températures minimales encore éprouvantes sur les départements concernés par la Vigilance.
Vendredi et samedi, l'épicentre de la vague de chaleur se décale sur les régions centrales et de l'Est, avec toujours des pointes autour de 38 à 40 °C. La baisse des très fortes chaleurs s’amorce sur la façade atlantique et le nord-ouest avec quelques averses orageuses localisées. Ce changement de masse d'air s'étend progressivement vers l'intérieur du pays au cours du week-end.
Dimanche 28 juin marquerait la mise en place d’une baisse des températures à l'ouest, permettant de réduire d'un ou deux niveaux la vigilance canicule sur ces régions. Ce scénario reste toutefois incertain et ne signerait pas pour autant la fin de la vague de chaleur pour certaines régions, l'air chaud se maintenant à l'est.
Un risque d’orages parfois forts
Ce jeudi en fin de journée, l’arrivée d’air moins chaud par l’Atlantique génère une dégradation orageuse partant du Sud-Ouest et en remontant le long de la façade atlantique en soirée vers le nord Bretagne. Ces orages peuvent notamment s’accompagner de grêle et de fortes rafales approchant les 100-110 km/h.
Vendredi, l’air moins chaud ayant du mal à progresser sur le reste du pays, les orages se concentreront sur l’ouest du pays, notamment entre les Pays-de-la-Loire et la Normandie. Ces orages pourront toujours générer de fortes pluies et de fortes rafales.
Durant le week-end, la masse d'air moins chaud présente sur l’Atlantique, va poursuivre son incursion par le nord-ouest du pays, provoquant des vagues orageuses permettant de réduire d'un ou deux niveaux la vigilance canicule sur ces régions. Les fortes chaleurs persisteront sur la moitié est.
Vague de chaleur : des températures exceptionnelles
Une canicule d’une sévérité exceptionnelle
Mercredi 24 juin est devenu la journée la plus chaude jamais enregistrée en France, atteignant pour la première fois les 30 °C, moyenne sur 24h, et devançant les 29,9 °C de mardi 23 juin et de jeudi 25 juin (valeur provisoire). Ces deux journées ont dépassé le record absolu de 29,4 °C du 25 juillet 2019 et du 5 août 2003. Mercredi après-midi a également été l’après-midi le plus chaud jamais mesuré avec 38,5 °C en moyenne sur la France.
Ce jeudi après-midi, globalement, les températures maximales ont été moins extrêmes qu'hier. Néanmoins, la barre des 40 °C a été dépassée sur le Nord-Ouest du pays, l'Île-de-France et en Nouvelle-Aquitaine.
Peu de valeurs inédites, tous mois confondus, ce jour. On peut citer (valeurs provisoires à 17h) :
- 41,3 °C à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique),
- 40,5 °C à Kerpert (Côtes-d'Armor),
- 39,1 °C à Octeville (Seine-Maritime).
On a aussi enregistré des valeurs inédites pour un mois de juin (valeurs provisoires à 17h, liste non exhaustive) :
- 41 °C à Amilly (Loiret),
- 39,9 °C à Vichy (Allier),
- 39,9 °C à Dinard (Ille-et-Vilaine),
- 39,2 °C à Brest (Finistère),
- 38,1 °C à Nancy-Essey (Meurthe-et-Moselle).
On relève également (valeurs provisoires) :
- 41,2 °C à Rennes (Ille-et-Vilaine),
- 41,2 °C à Nantes (Loire-Atlantique),
- 40,2 °C à Bordeaux (Gironde),
- 40,1 °C à Paris ,
- 40,1 °C à Caen (Calvados).
La nuit de mercredi à jeudi a encore été extrêmement chaude, probablement la plus chaude jamais enregistrée (valeur provisoire de 22,0 °C à confirmer).
Ce matin, on relève encore de nombreuses valeurs inédites, tous mois confondus, de température minimale la plus élevée (valeurs provisoires) :
27,2 °C à Nantes (Loire-Atlantique),
27,1 °C à Orly (Essonne),
26,8 °C à Bordeaux (Gironde),
26,4 °C à Paris,
24,8 °C à Lorient (Morbihan),
24,7 °C à Lanvéoc (Finistère),
24,4 °C à Bourges (Cher),
23,6 °C à Angers (Maine-et-Loire),
23,2 °C à Alençon (Orne),
22,9 °C à Chartres (Eure-et-Loire),
22,6 °C au Touquet (Pas-de-Calais).
Mercredi après-midi, des valeurs inédites tous mois confondus ont été mesurées du sud Finistère à l'estuaire de la Gironde, sur le Centre-Val-de-Loire. On peut citer (valeurs provisoires à 17h) :
- 43,6 °C à Cazaux (Gironde),
- 42,2 °C à Nantes (Loire-Atlantique),
- 41,6 °C au Mans (Sarthe),
- 41,4 °C à Tours (Indre-et-Loire),
- 39,8 °C à Lorient (Morbihan),
- 38,7 °C à Quimper (Finistère),
On peut aussi citer :
- 42,2 °C à La Rochelle (Charente-Maritime),
- 41,8 °C à Bordeaux (Gironde),
- 40,9 °C à Biarritz (Pyrénées-Atlantique),
- 40,3 °C à Paris.
Il s’agit d’une canicule d’une sévérité exceptionnelle, d’un niveau comparable à celle d’août 2003.
Quel impact sur la sécheresse des sols ?
Après un répit au mois de mai, la sécheresse des sols s'est installée de manière durable sur le pays et s'aggrave de jour en jour. Au 25 juin, les sols se rapprochent de leur niveau le plus sec jamais observé sur l'Alsace, l'Aquitaine, l'Auvergne, le Limousin, Midi-Pyrénées.
La situation des sols actuellement observée est similaire à celle des grands épisodes historiques depuis le début des mesures en 1959.
La situation se dégradera partout, sauf exceptions très locales liées à d’éventuels orages.
Quel impact sur les feux de forêts ?
La persistance d'un temps très chaud et très sec, ainsi que l'absence de pluie, conduit à accélérer notablement l'assèchement de la végétation sur l'ensemble du territoire. On observe une hausse du nombre de feux de culture et de feux de broussaille.
Sous l’effet des températures très élevées, de la faible humidité de l'air, persistant parfois jour et nuit, la mise en place d'un vent continental dès ce mardi, plus soutenu mercredi sur les régions centrales puis jeudi sur le nord-ouest du pays accroît significativement le danger feux de forêt qui continue de s’étendre à nouvelles régions.
Le danger feux de forêt s’accroît sous l’effet des températures très élevées, de la faible humidité de l'air, persistant parfois jour et nuit, de vents modérés et très secs ce mercredi sur les régions centrales puis jeudi jusque sur le nord-ouest du pays. Il continue de s’étendre à de nouvelles régions.
Ce jeudi, plus d’une trentaine de départements sont au niveau de danger élevé et deux au niveau de danger très élevé (Deux-Sèvres et Haute-Garonne) sur la carte de la Météo des forêts.
- Ces situations seront à suivre en consultant la Météo des forêts.
Vague de chaleur : quel lien avec le changement climatique ?
Cette vague de chaleur est la 52e en France depuis 1947. Sur les vagues de chaleur recensées en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle. On enregistre :
- la moitié des vagues de chaleur avant 2010 (donc en 60 ans) ;
- la moitié des vagues de chaleur après 2010 (donc en 15 ans).
Ces épisodes de chaleur que l’on connaît de plus en plus souvent avant même le début de l’été calendaire sont remarquables, et de plus en plus probables dans un climat qui change.
Lire aussi : Quel climat futur dans votre région ?
Comment se protéger de la chaleur ?
La santé de la population dans son ensemble peut être affectée lors d’une canicule sévère et la santé des populations vulnérables peut être affectée dès les premiers pics de chaleur.
Logement, activités sportives… Comment se protéger de la chaleur ?
Depuis 2024, Santé publique France met à disposition une plateforme dédiée aux astuces pour faire face aux fortes chaleurs dans son logement, ou pour adapter ses pratiques sportives.
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