A la une  dès le déclenchement de la balise de détresse du skipper, Météo-France a lancé son modèle de dérive nommé MOTHY pour simuler les différentes trajectoires de la balise et localiser le navigateur 

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Vendée Globe : le modèle de dérive Mothy utilisé pour venir en aide au skipper Kevin Escoffier

01/12/2020

Le skipper français Kevin Escoffier a été secouru ce mardi matin. Météo-France a lancé son modèle de dérive Mothy dès déclenchement de sa balise pour le localiser. Kévin Escoffier avait subi une importante voie d’eau sur son bateau et se trouvait sur son radeau de survie.

Météo-France a lancé son modèle de dérive

Cette nuit, dès le déclenchement de la balise de détresse du skipper, Météo-France a lancé son modèle de prévision des dérives nommé Mothy pour simuler les trajectoires possibles de la balise et orienter les recherches pour localiser le navigateur. 

Assurer la sécurité des personnes et des biens

L’établissement a plusieurs responsabilités en mer avec des missions allant de la sécurité en mer au suivi des pollutions marines en passant par la vigilance vagues-submersion, dans l’espace maritime national et à l’international. 
Le modèle de prévision de dérives Mothy permet à Météo-France de simuler la dérive des nappes de polluants et de localiser des objets flottants à la surface de la mer. Mothy tient compte d’un grand nombre de données, en particulier des prévisions de vents des modèles de Météo-France ou du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme, mais aussi des courants océaniques fournis par des partenaires comme Mercator Ocean International.
Ce modèle fonctionne dans le monde entier, et peut être mis en œuvre immédiatement, 24 heures sur 24, par les prévisionnistes « Marine » du Centre national de prévision de Météo-France, situé à Toulouse. 
Mothy est notamment utilisé en cas de marée noire, de naufrage ou de perte de cargaison. Depuis 2019, le modèle Mothy est également activé pour simuler les trajectoires des bancs de sargasses observées par satellites et quantifier les risques d’échouement aux Antilles et en Guyane.