Changement climatique

Getty Image

Quel climat futur en Bourgogne-Franche-Comté ?

13/05/2026

Découvrez nos projections climatiques pour la Bourgogne-Franche-Comté aux horizons 2050 et 2100 de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC). Températures en hausse, précipitations intenses… Quels changements dans cette région ?

Selon les projections de Météo-France fondées sur la TRACC, la température moyenne annuelle en Bourgogne–Franche-Comté augmenterait d’environ +2,2 °C à l'horizon 2050 et +3,5 °C à l’horizon 2100, par rapport à la période de référence 1976-2005, soit un niveau très proche de la moyenne de la France hexagonale et de la Corse (+2,1 °C en 2050 et +3,4 °C en 2100). Le réchauffement serait plus marqué en été qu'en hiver. 

L’info en +
Sur la période 2016-2025, la Bourgogne–Franche-Comté s'est déjà réchauffée de +1,5 °C par rapport à 1976-2005.
 

Comment lire ces cartes ?

Les valeurs indiquées correspondent à une moyenne régionale annuelle : les cartes illustrent des réchauffements différenciés selon les saisons et les départements. Les projections présentées ici comparent le climat futur à celui observé entre 1976 et 2005.
Les valeurs indiquées dans le texte concernent la moyenne des simulations. Les valeurs minimales et maximales sont disponibles sur les cartes.

Réchauffement climatique : +2,2 °C en Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2050

À l’horizon 2050 de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), le climat de la Bourgogne-Franche-Comté serait déjà nettement plus chaud que sur la période de référence. Les étés deviendraient plus chauds, les hivers plus doux, et les contrastes saisonniers commenceraient à s’accentuer.

Vivre en Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2050 - Les chiffres clés

Des températures en hausse en Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2050 

Les températures estivales moyennes augmenteraient d’environ +2,4 à +2,6 °C selon les départements, tandis que les températures hivernales moyennes augmenteraient d’environ +1,9 à +2,1 °C par rapport à 1976-2005.

Lola Corre, climatologue à Météo-France.« L’été est la saison de l’année qui se réchauffe le plus. Sur l’ensemble du pays (France hexagonale et Corse) à l’horizon 2050 de la TRACC, la hausse moyenne des températures atteindrait +2,4 °C en été et +1,9 °C en hiver. »
Lola Corre, climatologue à Météo-France

Quels changements pour les départements de la région Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2050 ? 

Tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté subiraient une hausse moyenne des températures avec des écarts selon les saisons. 

  • Côte-d'Or (département 21) : +2,4 °C en été, +2,0 °C en hiver
  • Doubs (département 25) : +2,4 °C en été, +2,1 °C en hiver
  • Haute-Saône (département 70) : +2,4 °C en été, +2,1 °C en hiver
  • Jura (département 39) : +2,6 °C en été, +2,1 °C en hiver
  • Nièvre (département 58) : +2,5 °C en été, +2,0 °C en hiver
  • Saône-et-Loire (département 71) : +2,4 °C en été, +2,0 °C en hiver
  • Territoire de Belfort (département 90) : +2,4 °C en été, +2,0 °C en hiver
  • Yonne (département 89) : +2,5 °C en été, +1,9 °C en hiver

Précipitations : des saisons contrastées 

  • Les précipitations annuelles resteraient globalement proches des niveaux observés, mais leur répartition au cours de l’année évoluerait.
  • Les pluies estivales diminueraient (environ -6 %), tandis que les pluies hivernales augmenteraient (environ +23 %).
  • Les précipitations les plus fortes tendraient à devenir plus intenses, avec une augmentation d’environ +10 %.

Ces valeurs donnent un ordre de grandeur des évolutions attendues, dont l’ampleur varie selon les simulations climatiques et d’une année à l’autre.

Davantage de chaleur 

Les journées de très forte chaleur (> 35 °C), encore peu fréquentes sur la période de référence, deviendraient plus nombreuses, avec environ 4 jours par an en moyenne régionale.
Les nuits chaudes (> 20 °C) deviendraient plus fréquentes à l’horizon 2050. On compterait environ une douzaine de nuits chaudes par an en moyenne, contre seulement 2 nuits sur la période de référence.

Sécheresse des sols plus fréquente

Les sécheresses des sols deviendraient plus fréquentes dès le milieu du siècle. Le nombre de jours de sécheresse du sol atteindrait environ 91 jours par an en moyenne régionale, contre 64 jours sur la période de référence.

Un risque de feu de forêt et de végétation en hausse

Le risque élevé de feu de forêt et de végétation augmenterait progressivement à l’horizon 2050. Le nombre de jours concernés atteindrait environ 3 jours par an en moyenne régionale, contre moins d’un jour sur la période de référence.

Baisse de l’enneigement en montagne

En zone de moyenne montagne (Jura), le nombre de jours avec de la neige au sol diminuerait nettement à l’horizon 2050. À 1 200 m d’altitude, la durée de présence de la neige au sol reculerait en moyenne d’environ -52 jours par an, avec une fourchette comprise entre -41 et -64 jours selon les projections climatiques.

Ce qu’il faut retenir

À l’horizon 2050 de la TRACC, la Bourgogne-Franche-Comté connaîtrait un climat plus chaud, avec des étés plus chauds, une augmentation des nuits et journées très chaudes, des précipitations plus contrastées selon les saisons, des sécheresses des sols plus fréquentes et une baisse marquée de l’enneigement en moyenne montagne.

Horizon 2100 : +3,5 °C en Bourgogne-Franche-Comté

Vivre en Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2100 - Les chiffres clés

À l’horizon 2100 de la TRACC, le climat de la Bourgogne-Franche-Comté serait durablement transformé par rapport à la période de référence 1976-2005. Le réchauffement s’accentuerait nettement, avec des étés beaucoup plus chauds, des hivers plus doux et une intensification de plusieurs phénomènes climatiques.

Quels changements pour les départements de la région Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2100 ? 

Tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté subiraient une hausse moyenne des températures avec des écarts selon les saisons.

  • Côte-d'Or (département 21) : +4,1 °C en été, +3,0 °C en hiver
  • Doubs (département 25) : +4,2 °C en été, +3,2 °C en hiver
  • Haute-Saône (département 70) : +4,0 °C en été, +3,1 °C en hiver
  • Jura (département 39) : +4,2 °C en été, +3,3 °C en hiver
  • Nièvre (département 58) : +4,2 °C en été, +3,0 °C en hiver
  • Saône-et-Loire (département 71) : +4,1 °C en été, +3,0 °C en hiver
  • Territoire de Belfort (département 90) : +3,9 °C en été, +3,0 °C en hiver
  • Yonne (département 89) : +4,0 °C en été, +3,0 °C en hiver.

Des températures nettement plus élevées en Bourgogne-Franche-Comté à l’horizon 2100

Les températures estivales moyennes augmenteraient fortement, avec des hausses comprises entre +3,9 et +4,2 °C selon les départements. Le réchauffement serait plus modéré en hiver, mais resterait marqué, avec une augmentation des températures hivernales moyennes de l’ordre de +3,0 à +3,3 °C par rapport à 1976-2005.

Des contrastes saisonniers très marqués pour les précipitations

  • Les précipitations annuelles resteraient globalement proches des niveaux observés, mais leur répartition saisonnière évoluerait fortement.
  • Les pluies estivales diminueraient nettement (environ -17 %), tandis que les pluies hivernales augmenteraient sensiblement (environ +23 %).
  • Les précipitations les plus fortes tendraient à devenir plus intenses, avec une augmentation d’environ +19 %.

Ces valeurs donnent un ordre de grandeur des évolutions attendues, dont l’ampleur varie selon les simulations climatiques et d’une année à l’autre.

Beaucoup plus de chaleur

Les nuits chaudes (> 20 °C) deviendraient courantes en Bourgogne–Franche-Comté à l’horizon 2100. On compterait environ 25 nuits chaudes par an en moyenne, contre seulement quelques nuits sur la période de référence.
Les journées de très forte chaleur (> 35 °C) deviendraient nettement plus fréquentes, avec environ 10 jours par an en moyenne régionale.

Sécheresse des sols plus fréquente et plus durable

Les sécheresses des sols deviendraient plus fréquentes, plus longues et plus intenses en fin de siècle. Le nombre de jours de sécheresse du sol atteindrait environ 106 jours par an en moyenne régionale, contre un peu plus de 60 jours sur la période de référence.

Un risque accru de feu de forêt et de végétation

Le risque élevé de feu de forêt et de végétation augmenterait nettement en fin de siècle. Le nombre de jours concernés atteindrait environ 7 jours par an en moyenne régionale, selon les territoires.

Forte baisse de l’enneigement en montagne

À l’horizon 2100 de la TRACC, la baisse de l’enneigement serait très marquée en moyenne montagne. À 1 200 m d’altitude, le nombre de jours avec de la neige au sol diminuerait en moyenne d’environ -80 jours par an, avec une fourchette comprise entre -68 et -92 jours selon les projections climatiques.

Ce qu’il faut retenir (et anticiper !) 

À l’horizon 2100 de la TRACC, la Bourgogne–Franche-Comté connaîtrait un climat durablement plus chaud, marqué par :

  • des étés très fortement réchauffés ;
  • une augmentation importante des nuits et journées très chaudes ;
  • des précipitations plus contrastées selon les saisons ;
  • des sécheresses des sols plus longues et plus fréquentes ;
  • une hausse du risque de feu de végétation ;
  • et une raréfaction de l’enneigement en moyenne montagne.

Ces évolutions marqueraient une transformation profonde du climat régional par rapport à la période 1976-2005.

POUR ALLER PLUS LOIN : se préparer grâce aux services climatiques de Météo-France

Face aux évolutions du climat, Météo-France propose des services pour aider chacun à mieux anticiper et s’adapter :

  • Climadiag Commune permet aux collectivités locales de visualiser l’évolution du climat futur de leur territoire et d’intégrer ces données dans leurs projets d’adaptation (urbanisme, espaces verts, bâtiments…).
  • Climadiag Agriculture et Forêt accompagne les agriculteurs et propriétaires forestiers dans l’adaptation de leurs pratiques et de leurs cultures aux conditions climatiques de demain.