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Canicule de juin 2026 : un épisode historique

03/07/2026

La canicule de juin 2026 a été d’une intensité jamais observée en France hexagonale et en Corse.

Retour sur une vague de chaleur exceptionnelle

Par rapport à août 2003, cette vague de chaleur est plus intense mais d’une durée inférieure (14 jours par rapport à 16 jours en 2003).

Mercredi 24 juin et jeudi 25 juin ont été les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, atteignant pour la première fois les 30 °C en moyenne sur 24h et devançant les 29,9 °C de mardi 23 juin.

Mercredi 24 juin et jeudi 25 juin après-midi ont également été les après-midis les plus chauds jamais mesurés avec 38,5 °C mercredi, 38 °C jeudi, en moyenne des températures maximales sur la France. La nuit de mercredi à jeudi a aussi été la plus chaude jamais enregistrée avec 22,0 °C en moyenne des températures minimales.


Juin 2026 : des nuits éprouvantes

Durant cet épisode débuté le 17 juin 2026, les nuits ont été historiquement chaudes. On a ainsi observé des températures minimales inédites, tous mois confondus, comme par exemple :

  • 27,2 °C à Nantes (Loire-Atlantique) le 25 juin 2026 ;
  • 27,1 °C à Orly (Essonne) le 25 juin 2026 ;
  • 26,8 °C à Bordeaux (Gironde) le 25 juin 2026 ;
  • 26,4 °C à Paris le 25 juin 2026 ;
  • 26,2 °C à Vannes (Morbihan) le 25 juin 2026.

Un niveau de chaleur extrême

Depuis le 17 juin 2026, la chaleur a atteint des niveaux extrêmes avec des valeurs de températures maximales record dans plusieurs régions, notamment : 

  • 43,8 °C à Saintes (Charente-Maritime) le 24 juin 2026 ;
  • 43 °C à Brive (Corrèze) le 22 juin 2026 ;
  • 42,7 °C à Cognac (Charente) le 23 juin 2026 ;
  • 42,7 °C à Niort (Deux-Sèvres) et la Roche-sur-Yon (Vendée) le 23 juin 2026 ;
  • 42,5 °C à Bordeaux (Gironde) le 23 juin 2026 ;
  • 41,7 °C à Vichy (Allier) le 26 juin 2026 ;
  • 41 °C à Colmar (Haut-Rhin) le 26 juin 2026 ;
  • 40,4 °C à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 26 juin 2026. 

À Paris, le mercure a dépassé les 40 °C les 24 et 25 juin 2026. Ce seuil n’a été dépassé que 5 fois dans la capitale depuis le début des mesures en 1947 avec :

  • 42,6 °C le 25 juillet 2019 ;
  • 40,6 °C le 24 juin 2026 ;
  • 40,5 °C le 19 juillet 2022 ;
  • 40,4 °C le 28 juillet 1947 ;
  • 40,1 °C le 25 juin 2026.

Quel impact sur la sécheresse des sols ?

Après un répit au mois de mai, la sécheresse des sols s'est installée de manière durable sur le pays, et s'aggrave de jour en jour. Au 27 juin, les sols se rapprochent de leur niveau le plus sec jamais observé sur l'Alsace, l'Aquitaine, l'Auvergne, le Limousin, Midi-Pyrénées.

La situation des sols actuellement observée est similaire à celle des grands épisodes historiques depuis le début des mesures en 1959.
Le retour des précipitations, avec des cumuls atteignant 20 à 30 mm par endroits, n’ont pas encore engendré d’amélioration significative de la sécheresse des sols.

Vague de chaleur : quel lien avec le changement climatique ?

Cette vague de chaleur débutée le 17 juin s’est terminée le 30 juin. Il s'agit de la 52e en France depuis 1947. Sur les vagues de chaleur recensées en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle. On enregistre :

  • la moitié des vagues de chaleur avant 2010 (donc en 60 ans) ;
    la moitié des vagues de chaleur après 2010 (donc en 15 ans).

Cette vague de chaleur du mois de juin intervient après l’épisode de Vigilance canicule du mois de mai. La multiplication de tels épisodes avant même le début de l’été calendaire est une des conséquences du changement climatique.

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