Atmosphère Halo autour du Soleil.

© Jean-Francois Boyer - Météo-France

Les ultraviolets

28/02/2020

Les ultraviolets naturels (UV) font partie des rayonnements émis par le Soleil. Comment nous parviennent-ils à travers l'atmosphère ? Pourquoi peuvent-ils être dangereux pour la santé ? Peut-on s'en protéger ? Comment lire un indice UV ?

Rôle de l’atmosphère

Les ultraviolets (UV) ne représentent qu'une faible partie des ondes électromagnétiques émises par le Soleil (gamma, X, visible, infrarouges …). La quantité de rayonnements UV solaires qui arrivent jusqu'à la Terre dépend avant tout de l'épaisseur d'atmosphère traversée par les rayons du Soleil. Lorsque le Soleil est haut dans le ciel, le taux d'UV est important. Inversement, lorsque le Soleil est bas, il y a peu ou pas d'UV. L'intensité des UV dépend aussi des conditions météorologiques et de l'épaisseur de la couche d'ozone. Située à environ 30 kilomètres d'altitude, cette enveloppe de gaz filtre une grande partie du rayonnement ultraviolet. Son épaisseur détermine donc la quantité de rayonnement UV qui atteint le sol.

UV-A et UV-B

Deux types d'UV franchissent la couche d'ozone pour arriver jusqu'à nous :

  • Les UV-A qui représentent 95 % des ultraviolets solaires parvenant à la surface de la Terre.

  • Les UV-B, plus énergétiques, qui représentent 5 % des ultraviolets solaires parvenant à la surface de la Terre.

Les UV-C n'atteignent quant à eux jamais la surface terrestre.

Quels sont les effets des UV sur l’organisme ?

Les ultraviolets ne sont pas absorbés de la même manière par le corps humain :

  • Les UV-A parviennent jusqu'au derme. Leur danger n'apparaît pas forcément d'emblée, car leur action, lente et cumulative, n'est perceptible qu'à long terme.

  • Les UV-B sont absorbés très rapidement par l'épiderme. Leurs effets s'observent pour partie à court terme, puisque ce sont eux qui provoquent en particulier l'apparition des coups de soleil.

Mais il existe pour les UV-B comme pour les UV-A, une action cumulative, et des risques à long terme.

Les UV-A et les UV-B, même si leur mode d'action diffère, sont tous deux des radiations génotoxiques, c'est-à-dire qu'elles peuvent endommager l'ADN des cellules. L'exposition aux UV -solaires comme artificiels- est un facteur majeur dans le développement des cancers de la peau. On estime que plus des deux tiers des mélanomes sont dus à une exposition excessive aux UV.

L'exposition aux rayonnements UV présente néanmoins un effet bénéfique. Les UV-B permettent à notre organisme de synthétiser la vitamine D qui régule la l'absorption et la fixation de calcium sur les os. Cinq à quinze minutes d'exposition solaire occasionnelle des mains, du visage et des bras deux ou trois fois par semaine au cours des mois d'été suffisent pour conserver des concentrations de vitamine D élevées (source : Organisation mondiale de la santé (OMS)).

Un Index UV pour évaluer les risques d’une exposition solaire

Pour communiquer sur le niveau de risque d'une exposition au Soleil, l'Organisation mondiale de la météorologie et l'Organisation mondiale de la santé recommandent d'utiliser une échelle universelle appelée Indice UV.

Cet indice chiffré (de 1 à 11+, c'est-à-dire 11 et plus) reflète l'intensité du rayonnement ultraviolet et son impact sanitaire sur la peau. En général, l'information communiquée est la valeur maximale de l'indice sur la journée, atteinte dans une tranche de 2 à 4 heures autour du midi solaire.

Plus l'Indice UV est élevé, plus le risque de lésions cutanées et oculaires est important. À nos latitudes tempérées, l'Indice UV se répartit suivant 5 classes de risque :

Classes de risque.

Les valeurs estivales maximales en France métropolitaine ne dépassent pas en général l'Indice UV 9, mais peuvent atteindre des niveaux plus élevés en altitude et sur les plages. Sous les tropiques, les valeurs peuvent être plus fortes et dépasser fréquemment 14.

Index UV : le rôle de Météo-France

Deux types d'UV franchissent la couche d'ozone pour arriver jusqu'à nous : La quantité de rayonnement UV atteignant la surface terrestre dépend de paramètres astronomiques (latitude, jour de l'année et heure) qui déterminent la position du soleil dans le ciel, mais aussi de la composition de l'atmosphère (épaisseur de la couche d'ozone, présence d'aérosols et de nuages), de l'altitude et de la nature du sol (plus ou moins propice à la réverbération). Météo-France réalise des prévisions d'Index UV sur la métropole et l'outre-mer grâce à son modèle de chimie atmosphérique MOCAGE.

Carte de prévision de l'Indice UV le 28 février 2020. © Météo-France.