Atmosphère Vortex polaire.

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Le vortex polaire

28/02/2020

À l’approche de la période hivernale, avec le raccourcissement des jours, les quantités d’ultraviolets qui nous parviennent se réduisent et les températures chutent au niveau des pôles. Une vaste zone froide se crée alors au-dessus du pôle (à environ 30 km d’altitude), c’est ce que l’on appelle le vortex polaire.

Le cycle du vortex polaire

La variation de la température au sein du vortex polaire est cyclique. Au pôle Nord, elle descend entre l’automne et l’hiver puis elle remonte progressivement pour le printemps et l’été, et le cycle recommence ainsi de suite.

À la fin de l’automne et au début de l’hiver, une circulation d’ouest en est très rapide va se mettre en place autour du vortex polaire et va le maintenir en place jusqu’au printemps. Cette circulation s’appelle le « jet stratosphérique de la nuit polaire ».

Le réchauffement stratosphérique soudain

Il arrive parfois, au cœur de l’hiver (au moment où le vortex polaire est censé être le plus froid), que la température grimpe très rapidement passant de -70/-80 à -10/-20 degrés (+60 degrés en quelques jours). Cette hausse s’appelle le « réchauffement stratosphérique soudain ». Ce réchauffement a un effet sur le temps qu’il peut faire dans la troposphère (au-dessus de nos têtes), car il modifie la circulation des vents violents autour du vortex polaire (jet stratosphérique de la nuit polaire). Quand l’air se réchauffe (à 30 km d’altitude), la circulation du jet stratosphérique de la nuit polaire s’inverse.

Une influence sur le courant-jet

Quand les vents du jet stratosphérique vont d’ouest en est, ils ont tendance à entraîner et renforcer le courant-jet (jet stream). En revanche, dans le sens inverse ils peuvent l’affaiblir, le rendre plus sinueux ou le casser. Ces modifications d’oscillation du courant-jet peuvent avoir des conséquences sur le temps de nos latitudes. L’air froid peut se retrouver piégé dans le jet stream (frontière entre l’air froid polaire et de l’air doux des tropiques) et être décalé jusqu’à nos latitudes, dans des régions peu habituées à un froid glacial, comme en mars 2018 en Europe ou en février 2012 en France.