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Baisse temporaire de la chaleur, sauf dans le Sud-Est

05/08/2026

Un air plus frais gagne progressivement l'ouest et le nord de l'Hexagone, avant une remontée des températures s'amorçant dès la journée de vendredi par le Sud-Ouest. Les fortes chaleurs persistent dans le Sud-Est. Des orages peuvent encore se produire sur le relief. Le mistral et la tramontane se lèvent, ce qui est défavorable à l’évolution du risque feux de forêts.

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Accalmie temporaire côté chaleur, les orages se cantonnent au relief

Ce mercredi 5 août, le ciel s'ennuage par l'ouest, au passage d'une perturbation de très faible activité, donnant seulement quelques faibles pluies très localement au nord, et marquant surtout un changement de masse d'air. Les éclaircies s'élargissent l'après-midi, alors qu'un franc soleil résiste encore sur le Sud-Est. 
Avec le réchauffement diurne, des averses orageuses se développent sur le relief des Pyrénées, des Alpes et de la Corse.
Le mistral et la tramontane se lèvent, tout en restant modérés, et favorisent une hausse des températures maximales, souvent comprises entre 35 et 37 °C autour du golfe du Lion. Dans ce contexte, le niveau de danger feux est élevé sur le pourtour méditerranéen
Les températures restent inférieures à 30 °C sur l'Ouest et le Nord.

Jeudi 6 août, les températures minimales baissent nettement sur une large partie nord-ouest du pays, passant même un peu en dessous des moyennes de saison. La nuit est encore chaude dans la vallée du Rhône, et surtout autour de la Méditerranée, avec des minimales autour de 25 °C. 
En journée, le temps est ensoleillé. Des orages sont possibles dès le matin sur les Pyrénées, et reprennent sur les Alpes frontalières et le relief corse l'après-midi. 
Les très fortes chaleurs concernent encore la Méditerranée, et s'accentuent dans l'intérieur du Var. Ailleurs, la chaleur est plus modérée, même si les 30 °C sont encore dépassés le long du Rhône et la Saône. L'ambiance peut même sembler un peu fraîche le long de la Manche avec 20 à 23 °C.

Les températures remontent à partir de vendredi

Vendredi 7 août, après une nuit plutôt fraîche pour la saison de la Bretagne aux frontières belges, les températures vont à nouveau grimper par le Sud-Ouest, où les 30 °C vont généralement être dépassés.

Samedi 8 août, la masse d'air chaud remonte plus au nord, où les 30 °C sont aussi souvent atteints.

Une dégradation orageuse est attendue au cours du week-end. Des orages, ponctuellement forts, peuvent se développer dans la soirée de samedi en Aquitaine, et se décaler vers l’est dans la journée de dimanche.

Le temps devrait rester chaud les jours suivants et une intensification de la chaleur pourrait à nouveau se produire mardi.

Depuis le mois de mai, les situations anticycloniques se succèdent sur l'ouest de l'Europe, avec des blocages qui ont tendance à se former et se renforcer à proximité immédiate de notre pays. En conséquence, de longues périodes de temps calme, ensoleillé et chaud reviennent de façon récurrente.

Conseils de comportement en cas de Vigilance orange canicule

Troisième vague de chaleur de l’été

Mardi 28 juillet a commencé la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année.

Mercredi 29 juillet a été la journée la plus chaude de cet épisode. Les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C’est la sixième fois cette année que le mercure dépasse les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921-2025.

La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).

Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.

Une sécheresse historique

En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.

Au 3 août, la sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire hexagonal et de la Corse.  Elle atteint des niveaux records en moyenne sur la France, équivalents aux niveaux les plus bas jamais enregistrés en 2022 à la mi-août. 

Lire aussi : Comment le réchauffement climatique accentue les sécheresses

Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?

Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.

L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.

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