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via @Infoclimat

Canicule : baisse progressive des températures par l’ouest, orages sur la moitié sud et maintien des fortes chaleurs à l’est

15/08/2026

La baisse des températures s’amorce par l’ouest, mais les fortes chaleurs persistent sur l’est du pays. Sur la moitié sud, et notamment le Sud-Ouest, des orages se propagent en soirée et au cours des prochains jours, parfois accompagnés de fortes pluies, de rafales de vent et de grêle.

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Les fortes chaleurs persistent à l’est et les orages se propagent dans la moitié sud

La nuit de vendredi à samedi a encore été chaude sur les nombreux départements concernés par la canicule, sans pour autant atteindre les précédentes valeurs remarquables pour un mois d’août.

Ce samedi 15 août, la canicule commence à régresser avec l’activité orageuse et de l’air moins chaud qui gagne par l’ouest. Les plus fortes chaleurs concernent la moitié est du pays avec 36 à 38 °C, localement 39 °C. 
Sur la moitié sud, et notamment dans le Sud-Ouest, en fin de journée et soirée, les orages peuvent apporter des cumuls de 30 à 50 mm en une heure. Les rafales de vent pourraient atteindre 90 km/h et s’accompagner de grêle. Ces orages vont démarrer côté Massif central et Pyrénées cet après-midi, avant de se propager vers l’ouest et l’Aquitaine durant la nuit.
 

Dimanche 16 août, la baisse des températures gagne du terrain à l’est, mais les valeurs restent voisines de ou supérieures à 30 °C sur la majeure partie du pays. Seul le Sud-Est conserve des valeurs supérieures à 35 °C, jusqu’à 37-38 °C localement.
Des averses parfois orageuses concernent les deux tiers sud du pays, et des orages isolés peuvent apporter 20 à 40 mm de pluie, très ponctuellement, ainsi que quelques rafales de vent.

Lundi 17 août, la baisse des températures se poursuit, surtout sur le nord et l’est, sans être très marquée.
À noter, mistral et tramontane soufflent en rafales vers 60 km/h et vont aggraver le danger feux sur le pourtour méditerranéen.

Les conseils de comportement en cas de Vigilance canicule orange

Comment se protéger en cas de Vigilance canicule orange :

Troisième vague de chaleur de l’été

Mardi 28 juillet a marqué le début de la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année. À l’échelle de la France, elle ne s’est pas interrompue, du fait de la persistance des fortes chaleurs sur le Sud-Est, et elle s’amplifie de nouveau.

Au début de l’épisode, la journée du mercredi 29 juillet a été particulièrement chaude. Ce jour-là, les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C’était la sixième fois cette année que le mercure dépassait les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921 - 2025.

Début août, les fortes chaleurs ont gagné l’Est du pays. On a ainsi relevé jusqu’à 40,2 °C à Aubreville (Meuse) lundi 3 août. Des températures minimales remarquables ont été enregistrées, comme 25,8 °C à Lons-le-Saunier (Jura) le 3 août.
Entre le mercredi 5 août et vendredi 7 août, les températures très élevées, dépassant parfois localement les 40 °C, ont principalement concerné le Sud-Est et la Corse. Samedi 8 et dimanche 9 août, les zones de très fortes chaleurs se sont étendues vers le Sud-Ouest et la vallée du Rhône. Une légère baisse des températures (hors Sud-Est) est intervenue lundi 10 août, avant une nouvelle augmentation des températures le mardi 11 qui prépare un pic caniculaire jusqu'à vendredi voir samedi selon les régions.
Mercredi 12 août, les fortes chaleurs ont gagné l’ensemble du territoire, avec des valeurs très élevées sur la façade ouest du pays, comme 41,2 °C à Saint-Agnant (Charente-Maritime) ou 39,5 °C à Nantes (Loire-Atlantique), mais aussi sur le Sud-Est (40,1 °C à Nîmes dans le Gard, 40,2 °C à Sartène en Corse-du-Sud). 
Jeudi 13 août, les températures l’après-midi ont atteint 38,0 °C (en moyenne sur les 30 stations de l’indicateur thermique). C’est le troisième après-midi le plus chaud depuis le début des relevés, derrière les 23 juin (38,2 °C) et 24 juin 2026 (38,5 °C). On a enregistré plus de 40 °C sur l’Ouest, le Sud-Ouest, et la vallée du Rhône.

Précédemment, la France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).

Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.

Une sécheresse historique

En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.

La sécheresse des sols continue de s'aggraver, malgré les quelques épisodes orageux et la baisse relative des températures sur le nord et l’ouest du pays depuis début août. Au 14 août, la sécheresse des sols est toujours à des niveaux records à l’échelle nationale, et généralisée à l'ensemble du territoire.  
 

Lire aussi : Comment le réchauffement climatique accentue les sécheresses

Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?

Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.

L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.

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