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Infoclimat / Max86

Orages violents sur une grande partie du pays, fortes chaleurs dans le Sud-Est

31/07/2026

Un épisode de fortes chaleurs touche l’Hexagone et la Corse depuis mardi. Les plus fortes chaleurs concernent un large quart sud-est ce vendredi 31 juillet. Des orages parfois violents se développent sur l'est de la France, le Massif central et les Pyrénées avec de fortes rafales de vent, des pluies intenses et un risque de grêle.

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Des orages parfois violents

Vendredi 31 juillet, une activité orageuse marquée est attendue du Sud-Ouest aux frontières de l'est. Ce matin, un premier passage orageux concerne de nombreuses régions du sud-ouest au centre-est du pays. 
Cet après-midi et ce soir, de nouveaux orages violents sont à nouveau attendus. Ils seront accompagnés de phénomènes dangereux : fortes chutes de grêle, rafales de l’ordre de 80 à 100 km/h, importante activité électrique et pluies intenses.

 

Les plus fortes chaleurs résistent à l’est     

Vendredi 31 juillet, les températures baissent globalement, mais restent élevées sur un quart sud-est. On attend de 33 à 38 °C en Provence et en Corse, avec jusqu'à 40 °C dans le Var. Les maximales atteindront de 30 à 34 °C de l'Occitanie au Nord-Est, et de 25 à 30 °C sur la façade ouest. On a relevé hier jeudi 30 juillet jusqu'à 41 °C à Cogolin (Var).
 

Samedi 1er août, les plus fortes chaleurs persistent sur le Sud-Est.

Dimanche 2 août, les températures amorcent une nouvelle hausse sur l'ensemble du pays, plus particulièrement dans la moitié sud, où elles dépassent souvent les 35 °C.

Lundi 3 août, les températures nocturnes restent élevées sur les deux tiers sud du territoire, souvent proches de 20 °C, et encore plus chaudes le long du littoral méditerranéen. En journée, les fortes chaleurs s’étendent sur l'ensemble du pays, avec les zones les plus chaudes concentrées principalement à l'est, ainsi que du nord de l'Occitanie jusqu'à l'Île-de-France.

Mardi 4 août, la tendance se poursuit, avec des valeurs similaires à celles observées la veille.

Depuis le mois de mai, les situations anticycloniques se succèdent sur l'ouest de l'Europe, avec des blocages qui ont tendance à se former et se renforcer à proximité immédiate de notre pays. En conséquence, de longues périodes de temps calme, ensoleillé et chaud reviennent de façon récurrente. 

Troisième vague de chaleur de l’été

Mardi 28 juillet a commencé la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de cet été.

Mercredi 29 juillet a été la journée la plus chaude de cet épisode. Les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé hier 40,7 °C. C’est la sixième fois cette année que le mercure dépasse les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921 - 2025.

La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur précoce très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).

Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné. 
 

Une sécheresse historique

En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.

Au 25 juillet, la sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire hexagonal et de la Corse. Les sols sont encore plus secs que ceux observés en 2022 ou 2025 à la même période et se rapprochent des niveaux absolus les plus bas jamais enregistrés (août 2022).

Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?

Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.

L’Hexagone doit se préparer à connaître un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période pré-industrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.

En savoir plus : Changement climatique : quel impact sur les vagues de chaleur ?