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Retour progressif de la chaleur

07/08/2026

Les températures amorcent une remontée dès ce vendredi 7 août sur la moitié sud, tandis que les fortes chaleurs persistent dans le Sud-Est. Le mistral et la tramontane soufflent ce vendredi, ce qui est défavorable à l’évolution du risque feux de forêts.

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Les températures remontent jusqu’à samedi, puis à nouveau la semaine prochaine

Vendredi 7 août, après une nuit fraîche pour la saison de la Bretagne aux frontières belges, les températures grimpent à nouveau par le Sud-Ouest et la vallée du Rhône, où les 30 °C vont généralement être dépassés. Elles restent caniculaires sur le pourtour méditerranéen. Le risque orageux se cantonne au Mercantour.

Samedi 8 août, la masse d'air chaud remonte plus au nord, où les 30 °C sont aussi souvent atteints jusqu'en Bretagne, en Île-de-France et jusqu'à la frontière allemande, 36 à 38 °C dans le Sud, voire 39 °C dans le Sud-Ouest. Des orages se produisent sur les Pyrénées en cours d’après-midi, et remontent sur les plaines du Sud-Ouest en soirée.

Dimanche 9 août, une dégradation orageuse concerne les régions du Sud. Les températures sont donc en légère baisse sur la moitié sud et continuent de remonter sur la moitié nord.

Lundi 10 août, le risque orageux est plus cantonné aux reliefs du sud, et les températures sont relativement stationnaires.

Dès mardi, les hautes pressions se renforcent sur l'Europe conduisant à un niveau de chaleur plus élevé pour le milieu de semaine prochaine, de mercredi à vendredi, où les 35 °C peuvent remonter jusqu'au nord de la France et les 40 °C être parfois approchés.

Troisième vague de chaleur de l’été

Mardi 28 juillet a commencé la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année.

Mercredi 29 juillet a été pour le moment la journée la plus chaude de cet épisode. Les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C’était la sixième fois cette année que le mercure dépassait les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921-2025.

Début août, les fortes chaleurs ont gagné l’Est du pays. On a ainsi relevé jusqu’à 40,2 °C à Aubreville (Meuse) lundi 3 août. Des températures minimales remarquables ont été enregistrées, comme 25,8 °C à Lons-le-Saunier (Jura) le 3 août.
Depuis mercredi 5 août, les températures très élevées, dépassant parfois localement les 40 °C, ont principalement concerné le Sud-Est et la Corse. 

La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).

Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.

Une sécheresse historique

En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.

La sécheresse des sols continue de s'aggraver, malgré les quelques épisodes orageux et la baisse relative des températures sur le nord et l’ouest du pays depuis début août. Au 6 août, la sécheresse des sols est toujours à des niveaux records à l’échelle nationale, et généralisée à l'ensemble du territoire.  
 

Lire aussi : Comment le réchauffement climatique accentue les sécheresses

Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?

Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.

L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.

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