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Retour progressif de la chaleur avec un risque orageux ce week-end

08/08/2026

Les températures continuent de grimper ce samedi. Des orages concernent le sud-ouest du pays samedi et remontent plus au nord dimanche. Après un léger repli des températures lundi, elles repartent à la hausse la semaine prochaine.

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Les températures poursuivent leur hausse ce samedi

Samedi 8 août, le courant de sud-ouest s'accélère et transporte de l'air chaud et humide sur le Sud-Ouest, favorisant une hausse des températures et une instabilité plus marquée sur les Pyrénées.
Une première salve orageuse se forme l'après-midi sur le relief des Pyrénées avant de gagner les plaines, jusqu'au Tarn et à la région toulousaine. Ces orages peuvent localement s’accompagner de  grêle (généralement de petite taille), de rafales atteignant 70-90 km/h, ainsi que de fortes pluies. Ailleurs, quelques averses, parfois orageuses, peuvent se produire sur les Alpes du Sud, tandis que des nuages élevés gagnent le Nord-Ouest.
Dans la soirée, de nouveaux orages remontent du golfe de Gascogne vers les départements côtiers de la Nouvelle Aquitaine, donnant là aussi parfois de la petite grêle et des rafales.
La chaleur progresse à l'échelle du pays, avec des températures dépassant les 30 °C jusqu’en région parisienne. Sur le Sud,  les très fortes chaleurs (supérieures à 35 °C) s’intensifient, atteignant souvent 36 à 38 °C sur les plaines du Sud-Ouest, voire 39 °C sur l'arrière pays méditerranéen, possiblement 40 °C dans le Gard.

Dimanche 9 août, les orages en nuit et en début de journée s’affaiblissent sur la Nouvelle Aquitaine. Quelques orages isolés et faibles sont aussi possibles en matinée entre l'Île-de-France, la Bourgogne, le Centre - Val de Loire et le sud de la Normandie. L'après-midi, de nouveaux orages se forment sur le sud du pays et remontent vers le Nord-Est, avec une activité un peu plus marquée autour du Massif Central.
Les températures marquent une légère baisse sur la moitié sud, tandis qu’elles  continuent de progresser sur la moitié nord. Les 30 °C sont atteints ou dépassés sur une grande partie de la France, avec des températures maximales autour de 36 °C dans le Sud-Ouest, le long du Rhône, de la Loire, de l'Yonne, en Alsace, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur et en Corse.

Lundi 10 août, le risque orageux se limite principalement aux reliefs du sud, tandis que les températures enregistrent un léger repli.

Dès mardi, les hautes pressions se renforcent sur l'Europe, conduisant à un niveau de chaleur plus élevé pour le milieu de semaine prochaine. Entre mercredi et vendredi, les 35 °C concernent une grande partie du pays, y compris le nord de la France, et les 40 °C peuvent être approchés localement.

Troisième vague de chaleur de l’été

Mardi 28 juillet a commencé la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année.

Mercredi 29 juillet a été pour le moment la journée la plus chaude de cet épisode. Les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C’était la sixième fois cette année que le mercure dépassait les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921-2025.

Début août, les fortes chaleurs ont gagné l’Est du pays. On a ainsi relevé jusqu’à 40,2 °C à Aubreville (Meuse) lundi 3 août. Des températures minimales remarquables ont été enregistrées, comme 25,8 °C à Lons-le-Saunier (Jura) le 3 août.
Depuis mercredi 5 août, les températures très élevées, dépassant parfois localement les 40 °C, ont principalement concerné le Sud-Est et la Corse. 

La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).

Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.

Une sécheresse historique

En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.

La sécheresse des sols continue de s'aggraver, malgré les quelques épisodes orageux et la baisse relative des températures sur le nord et l’ouest du pays depuis début août. Au 6 août, la sécheresse des sols est toujours à des niveaux records à l’échelle nationale, et généralisée à l'ensemble du territoire.  
 

Lire aussi : Comment le réchauffement climatique accentue les sécheresses

Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?

Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.

L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.

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