Précipitations Illustration giboulées

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Les giboulées

27/02/2020

Les giboulées (souvent dites " de mars ") se produisent au passage de l'hiver au printemps. Ces brèves averses sont souvent accompagnées de vent, au cours desquelles grêlons, flocons de neige, granules de glace ou encore neige fondante se mêlent à la pluie.

Comment se forment les giboulées ?

À la fin de la saison hivernale, l'air froid persiste en altitude (moyenne troposphère, autour de 5 000 m d'altitude), tandis que les basses couches de l'atmosphère (1 500 premiers mètres) se réchauffent progressivement. Lorsque l'écart de température entre ces deux couches est suffisamment important, de puissants courants ascendants forment des nuages instables qui donneront ensuite des giboulées.

Quand se produisent les giboulées ?

Les giboulées se produisent surtout à la fin de l'hiver et au début du printemps, lorsque l'atmosphère est instable.

Le phénomène survient donc habituellement entre février et avril, mais des giboulées peuvent parfois se produire jusqu'au mois de mai. Sur les continents, elles sont plus nombreuses et plus actives en journée, lorsque le soleil a accentué le réchauffement des basses couches, augmentant ainsi l'instabilité.

Quels sont les nuages qui peuvent donner des giboulées ?

Les nuages générateurs de giboulées sont des nuages instables et très développés verticalement, de type cumulus congestus et cumulonimbus. D'autres cumulus plus petits, en cours de développement, sont également présents dans le ciel (souvent lors d' accalmies entre les averses), renforçant l'impression chaotique et incertaine de ce type de temps.

Les averses, et plus particulièrement les giboulées, se manifestent par une variation rapide et brutale de l'intensité et de la nature des précipitations. Les nuages responsables de ces giboulées sont le siège de puissants courants ascendants qui favorisent le grossissement des cristaux de glace et permettent le développement du grésil ou de la grêle.

De plus, l'air étant très froid en altitude, lorsque les précipitations se déclenchent, la température chute brutalement au niveau du sol. Si cette baisse est suffisamment importante, la neige peut même remplacer la pluie.

 

Où se produisent les giboulées en France ?

La climatologie des giboulées peut s'estimer à partir des observations de grêle. Ces précipitations accompagnent en effet principalement les giboulées (hormis quelques orages puissants d'été). La fréquence des giboulées reste toutefois supérieure à celle de la grêle.

Le tableau ci-dessous illustre la répartition annuelle moyenne des jours de grêle sur la période 1971-2000. La grêle restant un phénomène rare en un lieu donné, les valeurs présentées semblent faibles alors que les stations sélectionnées sont situées dans les régions les plus touchées par la grêle.

Dans la plupart des stations présentées, la grêle est surtout observée de février à avril (voire mai). Une seule exception : Brest, avec un maximum en hiver. Un phénomène qui s'explique par la proximité de l'océan plus doux que l'air des basses couches de l'atmosphère au-dessus des continents. Cette douceur maritime a tendance à renforcer l'instabilité de l'atmosphère au plus froid de l'hiver.

Les façades maritimes sont les plus exposées. Les régions situées au nord de la Loire (Metz) et plus particulièrement le Nord-Ouest (Rouen, Trappes) sont touchées significativement. D'autres stations plus isolées, situées sur les contreforts du Massif central (ou des Alpes) connaissent également un nombre notable de jours de grêle. En revanche, le Sud et plus particulièrement les régions méditerranéennes (hors Corse) ne sont qu'exceptionnellement touchés.