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Bilan climatique d’octobre 2026 : de nombreux épisodes méditerranéens, la sécheresse persiste ailleurs

05/11/2026

Le mois d'octobre a été marqué par des épisodes méditerranéens intenses et une première tempête de la saison.

Ce qu’il faut retenir :

  • La température moyenne est supérieure à la normale* de +1,0 °C après quatre mois excessivement chauds.
  • Après plusieurs mois déficitaires, la pluviométrie est proche de la normale* à l’échelle du territoire mais les contrastes régionaux sont importants suite aux épisodes de pluies intenses dans le Sud-Est.
  • La sécheresse des sols persiste sur une grande partie du pays malgré une amélioration sensible sur le quart sud-est.
  • Deux épisodes méditerranéens intenses et souvent durables ont engendré des crues éclair et de nombreuses inondations.
  • La première tempête de la saison Austen a traversé le nord du pays les 22 et 23 octobre.

*Normale 1991-2020
 

Un début de mois chaud pour la saison

Le mois d’octobre 2026 a été marqué par une alternance de températures chaudes pour la saison et de températures plus proches des normales voire légèrement fraîches durant la deuxième partie du mois.
Du 3 au 6 octobre, le thermomètre a souvent frôlé les 30 °C, dépassant la normale de 5 à 8 °C. Le 6 octobre, on a relevé 28,4 °C à Nantes (Loire-Atlantique) et à Bourges (Cher).
Après quatre mois consécutifs excessivement chauds, les températures à l’échelle du mois et du pays affichent une anomalie de +1,0 °C au-dessus de la normale 1991-2020.
 

Le retour de la pluie avec des épisodes méditerranéens intenses

Après un mois de septembre exceptionnellement sec, les pluies ont fait leur retour en octobre avec des passages perturbés sur la moitié nord et plusieurs épisodes de pluies intenses dans le Sud-Est.

Deux séquences perturbées ont concerné une grande partie du pays, du 6 au 10 octobre puis du 19 au 25 octobre. Les régions méditerranéennes ont connu des épisodes méditerranéens intenses et souvent durables, engendrant crues et inondations. Des cumuls de pluie mensuels remarquables ont ainsi été relevés localement, équivalents à quatre à six mois de précipitations, à Solenzara en Corse-du-Sud, à Salon-de-Provence, Istres et Marignane dans les Bouches-du-Rhône.

Les contrastes régionaux sont importants avec un déficit encore marqué de 40 à 50 % sur la façade Atlantique ou le sud de l’Occitanie, tandis que le Sud-Est du pays, impacté par ces épisodes méditerranéens, enregistre une pluviométrie équivalent souvent au double de la normale.

En moyenne sur le mois et sur le pays, la pluviométrie est conforme à la normale 1991-2020.

 

Une sécheresse qui persiste sur une grande partie du pays

Les précipitations qui ont traversé le pays du 6 au 10 octobre ont permis une première atténuation de la sécheresse. À la mi-octobre, en moyenne sur le pays, les sols restaient néanmoins beaucoup plus secs que la normale, avec des niveaux d’humidité inférieurs à ceux observés en plein été. Les précipitations abondantes du 19 au 25 octobre ont à nouveau permis une amélioration notable, mais cette dynamique s’est ensuite interrompue avec l’arrêt des pluies. 
En fin de mois, les sols connaissent une situation proche de la normale en Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur mais ils restent plus secs que la normale sur une grande partie du pays.

Ensoleillement contrasté

L’ensoleillement a été contrasté avec un soleil le plus souvent généreux sur la moitié nord de la France et des passages nuageux fréquents sur le Sud.

L’excédent sur un large quart nord-ouest du pays est compris entre 10 et 30 % alors que le déficit atteint 20 à 30 % dans le Sud-Ouest et en région Rhône-Alpes.

À Brest (Finistère), on a mesuré plus de 150 heures d’ensoleillement (30 % d’excédent) et à peine plus de 100 heures à Toulouse (30 % de déficit).

À l’échelle du mois et du pays, l’ensoleillement du mois d’octobre affiche un déficit proche de 10 %.
 

Faits marquants et liens utiles

  • Premier épisode méditerranéen remarquable dans le Sud-Est entre le 30 septembre et le 1er octobre. Plus de 300 mm sont tombés sur le Gard en plaine, près de 200 mm au nord de Montpellier dans l’Hérault.
  • Orage stationnaire les 2 et 3 octobre 2026 dans l’Aude: un système orageux très actif stationne les 2 et 3 octobre dans la région de Narbonne (Aude) où on relève jusqu’à 150,4 mm sur l’épisode, dont 63 mm en 1 heure entre 6 et 8 h locales le 3.
  • Retour sur l’épisode méditerranéen des 6 et 7 octobre 2026 Les pluies ont été de nouveau abondantes notamment sur le nord de l’Hérault et le Gard, quelques jours seulement après le premier épisode remarquablement actif. Avec des sols déjà saturés et des niveaux des cours d’eau très élevés, les conséquences ont été importantes en termes de crues et inondations.
  • Retour sur l’épisode méditerranéen violent des 19 et 20 octobre 2026 Cet épisode a été exceptionnel sur l’est de la Corse et sur les Bouches-du-Rhône, avec des cumuls et des intensités de précipitations inédits (près de 200 mm en une heure seulement). Cet épisode violent a provoqué inondations et crues majeures et causé de nombreux dégâts.
  • Retour sur la tempête Austen du 22 au 23 octobre 2026 La tempête Austen, nommée par le service météorologique du Royaume-Uni, est la première tempête de la saison à toucher la France hexagonale. La Bretagne, la Normandie et les Hauts-de-France ont été les régions les plus concernées (100 à 120 km/h dans les terres, jusqu’à 130 km/h près des côtes, parfois plus sur les caps les plus exposés).

 

Quel est l’impact du changement climatique sur les épisodes méditerranéens ?

Les épisodes méditerranéens sont plus intenses et deux fois plus nombreux aujourd’hui que dans les années 60. Dans le climat futur, on s’attend à une augmentation de l’intensité de ces évènements méditerranéens. 
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