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Canicule : le pic se prolonge ce vendredi, baisse progressive des températures attendue par l’ouest ce week-end
14/08/2026 Les fortes chaleurs touchent encore une large partie du pays ce vendredi. Une baisse se produit par l’ouest au cours du week-end, les fortes chaleurs régressant vers l’est du pays. Des salves orageuses vont se déclencher au cours des prochains jours.
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La chaleur persiste ce vendredi avant une baisse progressive par l’ouest ce week-end
La nuit de jeudi à vendredi a été particulièrement chaude (température supérieure à 20 °C) sur les régions du centre de l’Hexagone, avec des températures minimales inédites pour un mois d’août (valeurs provisoires) :
- 25,6 °C à La Souterraine (Creuse), dépassant les 24,5 °C du 5 août 2003 ;
- 25,3 à Lyon - Saint-Exupéry (Rhône), dépassant les 24,9 °C du 3 août 2026 ;
- 24,0 °C à Langres (Haute-Marne), dépassant les 24,4 °C du 13 août 2003 ;
- 23,9 °C à Bourges (Cher), dépassant les 22,7 °C du 7 août 2003.
Ce vendredi 14 août, le pic de chaleur s’étend vers l'est. La majeure partie du pays demeure concernée par des températures caniculaires et comprises entre 35 et 40 °C, localement 41 °C. Seuls les bords de Manche sont concernés par un début de rafraîchissement avec des températures baissant de plusieurs degrés par rapport à jeudi. Quelques orages se développent dans le courant de l’après-midi sur une partie ouest du pays, ainsi que de manière plus fréquente sur les massifs de l’est du pays.
Samedi 15 août, les conditions restent caniculaires sur une moitié est du pays, avec le plus souvent de 35 à localement 40 °C. En lien avec l’activité orageuse, les températures baissent d’un cran sur la moitié ouest du pays, et se situent le plus fréquemment entre 30 et 35 °C.
En journée les orages concernent tous les massifs du sud, puis gagnent en plaine dans le Sud-Ouest. Ces orages vont donner de fortes pluies localement. Ils peuvent être accompagnés de fortes rafales également (60 à 80 km/h, voire un peu plus) et de grêle.
Dimanche 16 août, les températures continuent à baisser, mais restent au-dessus des normales de saison. Les valeurs supérieures à 35 °C se cantonnent au quart sud-est. Des orages sont encore attendus sur une large moitié sud du pays, essentiellement sur les massifs.
Troisième vague de chaleur de l’été
Mardi 28 juillet a marqué le début de la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année. À l’échelle de la France, elle ne s’est pas interrompue, du fait de la persistance des fortes chaleurs sur le Sud-Est, et elle s’amplifie de nouveau.
Au début de l’épisode, la journée du mercredi 29 juillet a été particulièrement chaude. Ce jour-là, les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C’était la sixième fois cette année que le mercure dépassait les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921 - 2025.
Début août, les fortes chaleurs ont gagné l’Est du pays. On a ainsi relevé jusqu’à 40,2 °C à Aubreville (Meuse) lundi 3 août. Des températures minimales remarquables ont été enregistrées, comme 25,8 °C à Lons-le-Saunier (Jura) le 3 août.
Entre le mercredi 5 août et vendredi 7 août, les températures très élevées, dépassant parfois localement les 40 °C, ont principalement concerné le Sud-Est et la Corse. Samedi 8 et dimanche 9 août, les zones de très fortes chaleurs se sont étendues vers le Sud-Ouest et la vallée du Rhône. Une légère baisse des températures (hors Sud-Est) est intervenue lundi 10 août, avant une nouvelle augmentation des températures le mardi 11 qui prépare un pic caniculaire jusqu'à vendredi voir samedi selon les régions.
Mercredi 12 août, les fortes chaleurs ont gagné l’ensemble du territoire, avec des valeurs très élevées sur la façade ouest du pays, comme 41,2 °C à Saint-Agnant (Charente-Maritime) ou 39,5 °C à Nantes (Loire-Atlantique), mais aussi sur le Sud-Est (40,1 °C à Nîmes dans le Gard, 40,2 °C à Sartène en Corse-du-Sud).
Jeudi 13 août, les températures l’après-midi ont atteint 38,0 °C (en moyenne sur les 30 stations de l’indicateur thermique). C’est le troisième après-midi le plus chaud depuis le début des relevés, derrière les 23 juin (38,2 °C) et 24 juin 2026 (38,5 °C). On a enregistré plus de 40 °C sur l’Ouest, le Sud-Ouest, et la vallée du Rhône.
Précédemment, la France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).
Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.
Une sécheresse historique
En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.
La sécheresse des sols continue de s'aggraver, malgré les quelques épisodes orageux et la baisse relative des températures sur le nord et l’ouest du pays depuis début août. Au 6 août, la sécheresse des sols est toujours à des niveaux records à l’échelle nationale, et généralisée à l'ensemble du territoire.
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Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?
Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.
L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.
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