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Pic de la canicule ce jeudi, avant une baisse par l’Ouest à partir de vendredi

13/08/2026

Les fortes chaleurs touchent l’ensemble des régions. Le pic a lieu ce jeudi pour la moitié ouest et vendredi pour la moitié est du pays, avec des valeurs autour de 40 °C dans de nombreuses régions. Vendredi, les plus fortes chaleurs se décalent progressivement vers l'Est. La baisse des températures s'amorce par les côtes de la Manche ce vendredi, se poursuit samedi et se généralise progressivement à l’ensemble du territoire dimanche.

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Pic de chaleur entre jeudi et vendredi

La nuit de mercredi à jeudi a été particulièrement chaude (température supérieures à 20 °C) entre l'Anjou, le Poitou et la Touraine, avec des températures minimales inédites pour un mois d’août (valeurs provisoires) :

  • 23,6 °C à Cholet (Maine-et-Loire), dépassant les 23,0 °C du 9 août 2003 ;
  • 23,1 °C à Tours (Indre-et-Loire), dépassant les 22,8 °C du 9 août 2026 ;
  • 22,7 °C à Bressuire (Deux-Sèvres), dépassant les 21,8 °C du 9 août 2003.

Ces valeurs restent cependant bien en dessous de ce qui avait été enregistré lors de la vague de chaleur de juin.

Jeudi 13 août marque le pic de cet épisode caniculaire à l’échelle de l’Hexagone. La chaleur monte encore d'un cran. Au plus chaud de la journée, le thermomètre affiche 38 à 40 °C sur de très nombreuses régions de l'ouest, du centre et du sud du pays. Localement 41 °C sont possibles dans les plaines du Sud-Ouest, en Aquitaine, Poitou, Anjou, Berry ou encore dans la basse vallée du Rhône.
Ailleurs, les très fortes chaleurs, supérieures à 35 °C, gagnent encore plus vers le Nord, n'épargnant plus aucune région. Des orages peuvent se produire en fin de journée sur le relief.

Vendredi 14 août, le pic de chaleur se décale vers l'Est. De l'air plus frais aborde l'ouest de l’Hexagone et commence à faire baisser les températures sensiblement près des côtes de la Manche et de l'Atlantique. Le reste du pays demeure encore concerné par des températures comprises entre 35 et 40 °C. Quelques orages commencent à éclater l’après-midi autour des Pays de la Loire, en plus du relief des Alpes et du Massif Central .

Pour le week-end, l'air plus frais progresse vers l'Est, rendant l'atmosphère plus instable avec l'apparition de plusieurs salves orageuses. Les températures baissent significativement, mais restent globalement au-dessus des normales de saison et chaudes sur le flanc est de l'Hexagone.

Troisième vague de chaleur de l’été

Mardi 28 juillet a marqué le début de la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de l'année. À l’échelle de la France, elle ne s’est pas interrompue, du fait de la persistance des fortes chaleurs sur le Sud-Est, et elle s’amplifie de nouveau.

Mercredi 29 juillet a été pour le moment la journée la plus chaude de cet épisode. Ce jour-là, les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé 40,7 °C. C’était la sixième fois cette année que le mercure dépassait les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921 - 2025.

Début août, les fortes chaleurs ont gagné l’Est du pays. On a ainsi relevé jusqu’à 40,2 °C à Aubreville (Meuse) lundi 3 août. Des températures minimales remarquables ont été enregistrées, comme 25,8 °C à Lons-le-Saunier (Jura) le 3 août.
Entre le mercredi 5 août et vendredi 7 août, les températures très élevées, dépassant parfois localement les 40 °C, ont principalement concerné le Sud-Est et la Corse. Samedi 8 et dimanche 9 août, les zones de très fortes chaleurs se sont étendues vers le Sud-Ouest et la vallée du Rhône. Une légère baisse des températures (hors Sud-Est) est intervenue lundi 10 août, avant une nouvelle augmentation des températures le mardi 11 qui prépare un pic caniculaire jusqu'à vendredi voir samedi selon les régions.

Précédemment, la France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).

Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.

Une sécheresse historique

En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.

La sécheresse des sols continue de s'aggraver, malgré les quelques épisodes orageux et la baisse relative des températures sur le nord et l’ouest du pays depuis début août. Au 6 août, la sécheresse des sols est toujours à des niveaux records à l’échelle nationale, et généralisée à l'ensemble du territoire.  
 

Lire aussi : Comment le réchauffement climatique accentue les sécheresses

Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?

Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.

L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.

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