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Remontée des températures ce week-end avec de fortes chaleurs dans le Sud-Est
01/08/2026 Un épisode de fortes chaleurs touche l’Hexagone et la Corse depuis mardi 28 juillet. La remontée des températures concerne principalement le sud du pays samedi 1er août, avant de se généraliser à tout le pays dimanche 2 août. Les plus fortes chaleurs persistent dans un large quart sud-est.
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Retour sur les orages
Dans la soirée du vendredi 31 juillet, des cellules orageuses particulièrement virulentes (supercellulaires pour certaines) ont concerné le Livradois-Forez, la plaine d'Ambert, le département de l'Allier, le nord du Puy-de-Dôme, les plaines de la Loire, ainsi que la Haute-Loire. De puissantes rafales de vent ont été relevées : 91 km/h à BESSEY (21), 77 km/h à CHALON-CHAMPFO (71), 71 km/h à AMBERT (63). De la grêle moyenne a pu être observée, ainsi que des intensités pluvieuses jusqu'à 10 mm en 6 minutes.
Les plus fortes chaleurs résistent à l’est
Samedi 1er août, la chaleur demeure forte dans le Sud-Est
On attend 36 à 38 °C du Languedoc à la Provence-Alpes-Côte d'Azur (localement 38 à 40 °C dans l'intérieur du Var), des pointes à 36-39 °C également sur la côte orientale corse (Porto-Vecchio).
Quelques valeurs relevées hier, vendredi après-midi à 17h :
- 38,7 °C à Figari (Corse-du-Sud) ;
- 36,9 °C à Coublevie (Isère) ;
- 36,6 °C à Cuers (Var) ;
- 36,1 °C à Cannes (Alpes-Maritimes) ;
- 35,9 °C à Strasbourg (Bas-Rhin) ;
- 34,8 °C à Colmar (Haut-Rhin) ;
- 33,7 °C à Vichy (Allier) ;
- 29,3 °C à Paris ;
- 28,2 °C à Bordeaux (Gironde).
Dimanche 2 août, les températures amorcent une nouvelle hausse sur l'ensemble du pays
Les températures maximales affichent ainsi 34 à 38 °C sur le quart Sud-Est ainsi que sur une large partie du Sud-Ouest, 30 à 34 °C sur le nord de la France, excepté sur les territoires de la Bretagne aux Hauts-de-France où elles demeurent plus basses.

Tendance pour les jours ultérieurs
Lundi 3 août, les températures nocturnes restent élevées sur les deux tiers sud du territoire, souvent proches de 20 °C, et encore plus chaudes le long du littoral méditerranéen. En journée, les fortes chaleurs s’étendent sur l'ensemble du pays, avec les zones les plus chaudes concentrées principalement à l'est, ainsi que du nord de l'Occitanie jusqu'à l'Île-de-France. Des orages localement forts sont attendus du sud-ouest aux frontières de l’est.
Mardi 4 août, les températures sont orientées à la baisse, mais demeurent élevées notamment sur la moitié est du pays.
Depuis le mois de mai, les situations anticycloniques se succèdent sur l'ouest de l'Europe, avec des blocages qui ont tendance à se former et se renforcer à proximité immédiate de notre pays. En conséquence, de longues périodes de temps calme, ensoleillé et chaud reviennent de façon récurrente.
Troisième vague de chaleur de l’été
Mardi 28 juillet a commencé la 54ᵉ vague de chaleur, la troisième de cet été.
Mercredi 29 juillet a été la journée la plus chaude de cet épisode. Les plus fortes chaleurs ont concerné le Sud-Ouest. Il a fait jusqu'à 42,7 °C à Bélis (Landes). À Bordeaux (Gironde), on a relevé hier 40,7 °C. C’est la sixième fois cette année que le mercure dépasse les 40 °C à Bordeaux, soit davantage que le nombre constaté en un siècle sur la période 1921 - 2025.
La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’été, remarquable par sa durée (15 jours), après un premier épisode de vague de chaleur précoce très intense du 17 au 30 juin et un épisode caniculaire particulièrement précoce en mai, mais qui n’avait pas atteint les seuils permettant de le qualifier de vague de chaleur.
Seuls les étés 2017 et 2022 ont connu trois vagues de chaleur. En 2017, elles étaient courtes (3 ou 4 jours). En 2022, la France a connu une courte vague en juin (5 jours) et deux longues vagues en juillet et août (14 jours chacune).
Une vague de chaleur correspond à une définition climatologique précise fondée sur les températures observées à l’échelle de l’ensemble du pays. Ainsi, tous les épisodes de chaleur ne sont pas qualifiés de vagues de chaleur. Le terme canicule désigne une situation de forte chaleur associée à une Vigilance canicule du fait des conséquences sanitaires qu’elle peut engendrer à l’échelle de chaque département concerné.
Une sécheresse historique
En lien avec la situation anticyclonique, le manque de précipitations significatives, combiné à des températures exceptionnellement élevées, la sécheresse des sols s’est aggravée jour après jour depuis le début du mois de juin.
Au 25 juillet, la sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire hexagonal et de la Corse. Les sols sont encore plus secs que ceux observés en 2022 ou 2025 à la même période et se rapprochent des niveaux absolus les plus bas jamais enregistrés (août 2022).
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Quel est l’impact du changement climatique sur les vagues de chaleur ?
Sous l’effet du changement climatique, les vagues de chaleur sont aujourd'hui plus fréquentes, plus intenses, et surviennent plus précocement et tardivement que lors des précédentes décennies. Sur les 54 vagues de chaleur en France depuis 1947, deux tiers d’entre elles se sont produites depuis le début du 21e siècle et la moitié après 2010.
L’Hexagone doit se préparer à un réchauffement moyen lié aux activités humaines de +4 °C par rapport à la période préindustrielle d'ici à 2100 et de +2,7 °C vers 2050 selon la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement.
Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100.
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