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Météo-France / Eddy Duluc

Bilan climatique de septembre 2026 : chaleur remarquable et sécheresse historique

02/10/2026

Septembre 2026 se classe au 2e rang des mois de septembre les plus chauds depuis le début des mesures en 1900 et au 3e rang des mois de septembre les plus secs.

Ce qu’il faut retenir

  • Septembre 2026 se classe au 2e rang des mois de septembre les plus chauds depuis le début des mesures en 1900 avec une température moyenne supérieure à la normale de + 3,1 °C.
  • C'est aussi le 3e mois de septembre le plus sec : il n’a que très peu plu sur le pays. Le déficit de pluie atteint près de 70 %.
    La sécheresse s’est aggravée au cours du mois. L’indicateur national de sécheresse des sols se situe à un niveau jamais observé pour cette période de l’année. L'axe sud-ouest / nord-est est particulièrement concerné.
  • L’ensoleillement est très excédentaire avec une anomalie de plus de 30 %. Il s’agit du 2e mois de septembre le plus ensoleillé.
    Un épisode méditerranéen remarquable a concerné l’Hérault et le Gard en toute fin de mois.
     

Des températures encore très élevées

Trois épisodes de chaleur se sont succédé au cours du mois. Le premier, du 3 au 8 septembre 2026, a été particulièrement intense avec des niveaux de chaleurs inédits de Midi-Pyrénées au Sud-Est et à l’Alsace.

Les températures maximales ont été anormalement chaudes, affichant des températures supérieures aux normales de + 4,5 °C en moyenne sur le pays,  localement jusqu’à + 6 °C du Roussillon jusqu’au sud du Massif Central.

À l’échelle du mois et du pays, les températures affichent une anomalie de +3,1 °C au-dessus de la normale 1991-2020. Septembre 2026 est le deuxième mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures en 1900, derrière septembre 2023 (+3,6 °C).

C’est le 4e mois consécutif où l’anomalie de température est très importante et dépasse +3 °C, du jamais vu sur plus de trois mois consécutifs. 

Encore trop peu de pluie

Septembre 2026 est le troisième mois de septembre le moins arrosé depuis le début des mesures en 1958 (derrière 1977 et 1985). Le déficit atteint 70 % en moyenne sur le pays.

Les pluies ont été très rares sur l’ensemble du pays au cours du mois. On ne recense qu’un passage pluvieux le 8 septembre. La fin du mois a toutefois été marquée par un épisode méditerranéen remarquable apportant des pluies intenses sur le Gard et l’Hérault, placés en Vigilance rouge Pluie-Inondation.

C’est un nouveau mois fortement déficitaire après avril (-60 %), juin (-50 %) et juillet (-60 %). Depuis mars 2026, la France n’a connu aucun mois excédentaire en pluie.

Il n’a pas plu dans l’Aube ou l’Yonne ou encore sur la Côte d’Azur et sur un large secteur de la Corse.

Il s’agit du mois de septembre le moins arrosé dans de nombreuses villes, comme :

  • Charleville-Mézières (Ardennes)
  • Sélestat (Haut-Rhin)
  • Epinal (Vosges)
  • Dijon (Côte-d’Or)
  • Chambéry (Savoie)
  • Auch (Gers)
  • Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne)

Conséquence d’une situation majoritairement anticyclonique, il y a eu très peu d’orages. Avec à peine 4000 impacts de foudre, septembre 2026 est le mois de septembre le moins foudroyé depuis le début des mesures en 1997.

Une sécheresse qui continue

Les précipitations de fin août ont permis une légère amélioration temporaire, mais insuffisante, de la sécheresse des sols. Les sols se sont asséchés tout au long du mois de septembre sur l’ensemble du territoire en lien avec l’absence de précipitations et des températures élevées.  

L’indicateur national de sécheresse des sols est resté quasiment tout le mois de septembre à un niveau bas encore jamais observé pour cette période de l’année. Avant les précipitations de la fin de mois, il atteignait un niveau proche du record sec absolu établi au mois d’août.

La quasi-totalité de la France est concernée par une sécheresse ne se produisant en moyenne que tous les 10 ans. L’axe sud-ouest / nord-est est le plus impacté.
 

Un soleil encore très présent

Le soleil a encore été très présent au cours du mois sur le pays. Seules les régions côtières de la Manche ont enregistré un ensoleillement proche de la normale. Partout ailleurs, il est largement excédentaire. L’excédent atteint en général 20 à 30 % et dépasse même 40 % du Lyonnais au Nord-Est.

A l’échelle du mois et du pays, l’excédent d’ensoleillement dépasse 30 %. C’est le deuxième mois de septembre le plus ensoleillé derrière septembre 1997.
L’ensoleillement sur la France est excédentaire depuis le mois de mars. 

Certaines villes du Sud, comme Agen, Tarbes, Toulouse, Carcassonne, Perpignan, Marignane, Nice, Ajaccio, ou du Centre-Est comme à Lyon, Grenoble, Mâcon, Dijon, Clermont-Ferrand, n’avaient jamais un tel ensoleillement depuis le début des mesures.

Zoom régional

Une nouvelle canicule en début de mois

La France a connu un épisode de fortes chaleurs du 3 au 8 septembre, remarquable pour un mois de septembre. Au pic de l’épisode, sept départements des régions méditerranéennes étaient placés en Vigilance orange Canicule.

Les températures maximales ont été particulièrement élevées, dépassant souvent 35 °C, voire localement 40 °C.

Il n’avait jamais fait aussi chaud en septembre sur de nombreuses villes :

  • 40,3 °C à Lavaur (Tarn) le 6/09/2026 ;
  • 39,4 °C à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 5/09/2026 ;
  • 39,2 °C à Albi (Tarn) le 6/09/2026 ;
  • 38,2 °C à Nîmes-Courbessac (Gard) le 5/09/2026 ;
  • 38,0 °C à Carcassonne (Aude) le 4/09/2026 ;
  • 37,9 °C à Toulouse (Haute-Garonne) le 6/09/2026 ;
  • 37,5 °C à Calvi (Haute-Corse) le 5/09/2026 ;
  • 37,4 °C à Agen (Lot-et-Garonne) le 6/09/2026 ;
  • 36,8 °C à Marignane (Bouches-du-Rhône) le 5/09/2026 ;
  • 34,7 °C à Bourg-Saint-Maurice (Savoie, altitude 865 m) le 4/09/2026 ;
  • 33,8 °C à Strasbourg (Bas-Rhin) le 4/09/2026 ;
  • 31,5 °C à Chamonix (Haute-Savoie, altitude 1042 m) le 4/09/2026.


Episode méditerranéen remarquable

En fin de mois, le premier épisode méditerranéen de la saison se produit sur les Cévennes. Il a été remarquable avec de très forts cumuls de pluie. On a ainsi relevé les 29 et 30 septembre :

  • 340 mm à Saint-Hyppolyte-du-Fort (Gard) ;
  • 305 mm à Colognac (Gard) ;
  • 269 mm à Prades-le-Lez (Hérault) ;
  • 262 mm à Moulès-et-Baucels (Hérault) ;
  • 216 mm à Générargues (Gard) ;
  • 154 mm à Montpellier (Hérault) ;
  • 93 mm à Nîmes (Gard).